• Sinceres Condoléances ma Sylvie

    Tu as quitté ton corps souffrant

    Tu as quitté la prison
    D’un corps qui vieillit,
    Qui souffre et qui pâlit.

    Te voilà libéré.

    Et j’en souffrirais ?

    Libéré du temps,
    Ton corps a accompli
    Son chemin sur la terre,

    Sinceres Condoléances ma Sylvie
    L'
    amour ne disparait jamais

    La mort n'est rien.
    Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
    Je suis moi, tu es toi.
    Ce que nous étions l'un pour l'autre,
    nous le sommes toujours.
    Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné,
    Parle-moi comme tu l'as toujours fait,
    n'emploie pas un ton différent,
    ne prends pas un air solennel ou triste.
    Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
    Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.
    Que mon nom soit prononcé à la maison
    comme il l'a toujours été,
    sans emphase d'aucune sorte,
    sans trace d'ombre;
    La vie signifie
    ce qu'elle a toujours signifié.
    Elle est ce qu'elle a toujours été.
    Le fil n'est pas coupé.
    Pourquoi serais-je hors de ta pensée
    parce que je suis hors de ta vie?
    Je t'attends.
    Je ne suis pas loin,
    juste de l'autre coté du chemin.
    Tu vois tout est bien.

    Canon H.Scott-Holland
    Charles Péguy

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