• AUTOMNE 14


     

    AUTOMNE 14

    Automne malade

    Automne malade et adoré
    Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
    Quand il aura neigé
    Dans les vergers

    Pauvre automne
    Meurs en blancheur et en richesse
    De neige et de fruits mûrs
    Au fond du ciel
    Des éperviers planent
    Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
    Qui n’ont jamais aimé

    Aux lisières lointaines
    Les cerfs ont bramé

    Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
    Les fruits tombant sans qu’on les cueille
    Le vent et la forêt qui pleurent
    Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
    Les feuilles
    Qu’on foule
    Un train
    Qui roule
    La vie
    S’écoule
    Guillaume Apollinaire

     

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  • AUTOMNE 14


     

    AUTOMNE 14


    Bonjour à tous .
    Je vous souhaite un bon weekend .
    Passez aussi une bonne semaine .
    L'automne est arrivée mais il fait beau .
    Prenez soin de vous .
    Avec toute mon amitié .
    Bisous du ♥

    AUTOMNE 14

    Automne malade

    Automne malade et adoré
    Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
    Quand il aura neigé
    Dans les vergers

    Pauvre automne
    Meurs en blancheur et en richesse
    De neige et de fruits mûrs
    Au fond du ciel
    Des éperviers planent
    Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
    Qui n’ont jamais aimé

    Aux lisières lointaines
    Les cerfs ont bramé

    Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
    Les fruits tombant sans qu’on les cueille
    Le vent et la forêt qui pleurent
    Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
    Les feuilles
    Qu’on foule
    Un train
    Qui roule
    La vie
    S’écoule
    Guillaume Apollinaire

     

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  • Automne 13


    Automne 13

    Automne

    Vois ce fruit, chaque jour plus tiède et plus vermeil,
    Se gonfler doucement aux regards du soleil !
    Sa sève, à chaque instant plus riche et plus féconde,
    L’emplit, on le dirait, de volupté profonde.

    Sous les feux d’un soleil invisible et puissant,
    Notre coeur est semblable à ce fruit mûrissant.
    De sucs plus abondants chaque jour il enivre,
    Et, maintenant mûri, il est heureux de vivre.

    L’automne vient : le fruit se vide et va tomber,
    Mais sa gaine est vivante et demande à germer.
    L’âge arrive, le coeur se referme en silence,
    Mais, pour l’été promis, il garde sa semence.

    Ondine Valmore

     

     

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  • Automne 13

    Automne 13

    Bonjour à tous .
    Je vous souhaite un bon weekend .
    Passez aussi une bonne semaine .
    L'automne est arrivée avec ses belles couleurs !
    Prenez soin de vous .
    Avec toute mon amitié .
    Bisous du ♥

    Automne 13

    Automne

    Vois ce fruit, chaque jour plus tiède et plus vermeil,
    Se gonfler doucement aux regards du soleil !
    Sa sève, à chaque instant plus riche et plus féconde,
    L’emplit, on le dirait, de volupté profonde.

    Sous les feux d’un soleil invisible et puissant,
    Notre coeur est semblable à ce fruit mûrissant.
    De sucs plus abondants chaque jour il enivre,
    Et, maintenant mûri, il est heureux de vivre.

    L’automne vient : le fruit se vide et va tomber,
    Mais sa gaine est vivante et demande à germer.
    L’âge arrive, le coeur se referme en silence,
    Mais, pour l’été promis, il garde sa semence.

    Ondine Valmore

     

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    L’Inquiet Désir

    Voici l’été encor, la chaleur, la clarté,
    La renaissance simple et paisible des plantes,
    Les matins vifs, les tièdes nuits, les journées lentes,
    La joie et le tourment dans l’âme rapportés.

    — Voici le temps de rêve et de douce folie
    Où le cœur, que l’odeur du jour vient enivrer,
    Se livre au tendre ennui de toujours espérer
    L’éclosion soudaine et bonne de la vie,

    Le cœur monte et s’ébat dans l’air mol et fleuri.
    — Mon cœur, qu’attendez-vous de la chaude journée,
    Est-ce le clair réveil de l’enfance étonnée
    Qui regarde, s’élance, ouvre les mains et rit ?

    Est-ce l’essor naïf et bondissant des rêves
    Qui se blessaient aux chocs de leur emportement,
    Est-ce le goût du temps passé, du temps clément,
    Où l’âme sans effort sentait monter sa sève ?

    — Ah ! mon cœur, vous n’aurez plus jamais d’autre bien
    Que d’espérer l’Amour et les jeux qui l’escortent,
    Et vous savez pourtant le mal que vous apporte
    Ce dieu tout irrité des combats dont il vient…

    Anna de Noailles

     

     

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