• DIVERS 6

     


    DIVERS 6

    Les Soleils de Mai

    D’un souffle virginal le plus aimé des mois
    Emplit l’air ; le lilas aux troncs moussus des bois
    Suspend sa grappe parfumée ;
    Les oiseaux sont joyeux et chantent le soleil ;
    Tout sourit ; du printemps, tout fête le réveil :
    Toi seule es triste, ô bien-aimée !

    « Pourquoi ces yeux rêveurs et ce regard penché ?
    De quel secret ennui ton cœur est-il touché ?
    Qu’as-tu ma grande et pâle Amie,
    Qu’as-tu ? Vois ce beau ciel sourire et resplendir !
    Oh ! souris-moi ! Je sens mon cœur s’épanouir
    Avec la terre épanouie.

    « Sur le cours bleu des eaux, au flanc noir de la tour,
    Regarde ! l’hirondelle est déjà de retour.
    Ailes et feuilles sont décloses.
    C’est la saison des fleurs, c’est la saison des vers.
    C’est le temps où dans l’âme et dans les rameaux verts
    Fleurissent l’amour et les roses.

    « Soyons jeunes ! fêtons le beau printemps vainqueur !
    Quand on est triste, Amie, il fait nuit dans le cœur ;
    La joie est le soleil de l’âme !
    Oublions ce que l’homme et la vie ont d’amer !
    Je veux aimer pour vivre et vivre pour aimer,
    Pour vous aimer, ma noble Dame !

    « Loin de nous les soucis, belle aux cheveux bruns !
    Enivrons-nous de brise, et d’air et de parfums,
    Enivrons-nous de jeunes sèves !
    Sur leurs tiges cueillons les promesses des fleurs !
    Assez tôt reviendront l’hiver et ses rigueurs
    Flétrir nos roses et nos rêves ! »

    Et, tandis qu’il parlait, muette à ses côtés,
    Marchait la grande Amie aux regards veloutés ;
    Son front baigné de rêverie
    S’éclairait à sa voix d’un doux rayonnement ;
    Et, lumière de l’âme, un sourire charmant
    Flottait sur sa lèvre fleurie.

    Auguste Lacaussade, Poèmes et Paysages, 1897


     

     

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  • DIVERS 6

     

    DIVERS 6

     

    Bonjour à toutes et tous .
    Passez une bonne journée .
    Passez un bon weekend .
    Prenez soin de vous .
    Avec toute mon amitié .
    Bisous du ♥

    DIVERS 6

    Les Soleils de Mai

    D’un souffle virginal le plus aimé des mois
    Emplit l’air ; le lilas aux troncs moussus des bois
    Suspend sa grappe parfumée ;
    Les oiseaux sont joyeux et chantent le soleil ;
    Tout sourit ; du printemps, tout fête le réveil :
    Toi seule es triste, ô bien-aimée !

    « Pourquoi ces yeux rêveurs et ce regard penché ?
    De quel secret ennui ton cœur est-il touché ?
    Qu’as-tu ma grande et pâle Amie,
    Qu’as-tu ? Vois ce beau ciel sourire et resplendir !
    Oh ! souris-moi ! Je sens mon cœur s’épanouir
    Avec la terre épanouie.

    « Sur le cours bleu des eaux, au flanc noir de la tour,
    Regarde ! l’hirondelle est déjà de retour.
    Ailes et feuilles sont décloses.
    C’est la saison des fleurs, c’est la saison des vers.
    C’est le temps où dans l’âme et dans les rameaux verts
    Fleurissent l’amour et les roses.

    « Soyons jeunes ! fêtons le beau printemps vainqueur !
    Quand on est triste, Amie, il fait nuit dans le cœur ;
    La joie est le soleil de l’âme !
    Oublions ce que l’homme et la vie ont d’amer !
    Je veux aimer pour vivre et vivre pour aimer,
    Pour vous aimer, ma noble Dame !

    « Loin de nous les soucis, belle aux cheveux bruns !
    Enivrons-nous de brise, et d’air et de parfums,
    Enivrons-nous de jeunes sèves !
    Sur leurs tiges cueillons les promesses des fleurs !
    Assez tôt reviendront l’hiver et ses rigueurs
    Flétrir nos roses et nos rêves ! »

    Et, tandis qu’il parlait, muette à ses côtés,
    Marchait la grande Amie aux regards veloutés ;
    Son front baigné de rêverie
    S’éclairait à sa voix d’un doux rayonnement ;
    Et, lumière de l’âme, un sourire charmant
    Flottait sur sa lèvre fleurie.

    Auguste Lacaussade, Poèmes et Paysages, 1897


     

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  • DIVERS 5

     

    DIVERS 5

    Lilas

    La pluie larmoyante caresse ton parfum
    aime le déséquilibre éphémère
    des gouttelettes assoiffées de sève
    À chaque pétale elle découvre ta beauté
    symphonie d’unités réfractées

    Les fleurs minuscules bleutées par la lumière
    avancent comme un cortège
    joyeux
    dansent comme une valse
    d’amour
    Forsythias et pivoines couronnent cet instant
    courtisent l’allégorie

    Sous le sublime chapiteau de la nature
    un voile parfumé fleurit notre chimère

    Sybille Rembard, Beauté fractionnée, 2002


     

     

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  • DIVERS 5

     

    DIVERS 5

     

    Avec toute mon amitié , je vous souhaite
    un bon weekend et une bonne semaine .
    Ici le temps s'est adouci et c'est tant mieux .
    Allé prenez soin de vous et
    mille doux bisous du ♥

    DIVERS 5

    Lilas

    La pluie larmoyante caresse ton parfum
    aime le déséquilibre éphémère
    des gouttelettes assoiffées de sève
    À chaque pétale elle découvre ta beauté
    symphonie d’unités réfractées

    Les fleurs minuscules bleutées par la lumière
    avancent comme un cortège
    joyeux
    dansent comme une valse
    d’amour
    Forsythias et pivoines couronnent cet instant
    courtisent l’allégorie

    Sous le sublime chapiteau de la nature
    un voile parfumé fleurit notre chimère

    Sybille Rembard, Beauté fractionnée, 2002


     

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  • DIVERS 4


     

    DIVERS 4

    Prière du matin

    Le Soleil couronné de rayons et de flammes
    Redore notre aube à son tour :
    Ô saint Soleil des Saints, Soleil du saint amour,
    Perce de flèches d’or les ténèbres des âmes
    En y rallumant le beau jour.

    Le Soleil radieux jamais ne se courrouce,
    Quelque fois il cache ses yeux :
    C’est quand la terre exhale en amas odieux
    Un voile de vapeurs qu’au devant elle pousse,
    En se troublant, et non les Cieux.

    Jésus est toujours clair, mais lors son beau visage
    Nous cache ses rayons si doux,
    Quand nos péchez fumants entre le Ciel et nous,
    De vices redoublez enlèvent un nuage
    Qui noircit le Ciel de courroux.

    Enfin ce noir rempart se dissout et s’égare
    Par la force du grand flambeau.
    Fuyez, pêchez, fuyez : le Soleil clair et beau
    Votre amas vicieux et dissipe et sépare,
    Pour nous ôter notre bandeau.

    Nous ressusciterons des sépulcres funèbres,
    Comme le jour de la nuit sort
    Si la première mort de la vie est le port,
    Le beau jour est la fin des épaisses ténèbres,
    Et la vie est fin de la mort.

    Théodore Agrippa d’Aubigné

     

     

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