• ST VALENTIN 4

     

     

    ST VALENTIN 4

    Billet doux

    Les ronces de mon cœur fleurissent sur les pages
    Que vos yeux alanguis lisent chaque matin,
    Quand vos doigts attendris caressent le chagrin
    De mon âme ébahie à votre badinage.

    D’une rose cueillie au fruit du maraudage,
    Je vous offre l’orgueil et le parfum divin
    Dont je bois le venin pour oublier enfin,
    Votre absence infinie et ma furieuse rage.

    Mais bientôt épuisé par la peine d’aimer,
    Je vous pardonne tout, et jette à vos genoux
    Ma fierté de seigneur, vous donnant un baiser.

    Galamment éconduit, j’imagine vos yeux,
    Parés de leurs éclats si proches des bijoux,
    Me reprocher aussi ce langage précieux.

    Francis Etienne Sicard, Lettres de soie rouge, 2011

     

     

     

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  • ST VALENTIN 1

     

    ST VALENTIN 1

    A la Femme aimée

    Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
    Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain.
    Ton corps se devinait, ondoiement incertain,
    Plus souple que la vague et plus frais que l’écume.
    Le soir d’été semblait un rêve oriental
    De rose et de santal.

    Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes
    Se mouraient dans tes mains, comme des cierges froids.
    Leurs parfums expirants s’échappaient de tes doigts
    En le souffle pâmé des angoisses suprêmes.
    De tes clairs vêtements s’exhalaient tour à tour
    L’agonie et l’amour.

    Je sentis frissonner sur mes lèvres muettes
    La douceur et l’effroi de ton premier baiser.
    Sous tes pas, j’entendis les lyres se briser
    En criant vers le ciel l’ennui fier des poètes
    Parmi des flots de sons languissamment décrus,
    Blonde, tu m’apparus.

    Et l’esprit assoiffé d’éternel, d’impossible,
    D’infini, je voulus moduler largement
    Un hymne de magie et d’émerveillement.
    Mais la strophe monta bégayante et pénible,
    Reflet naïf, écho puéril, vol heurté,
    Vers ta Divinité.

    Renée Vivien, Etudes et préludes

     

     

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  • Une première Saint Valentin

    C'est l'amour qui naît
    Tel un doux chaton
    Et l'on rêverait
    L'avoir à foison !

    C'est l'amour qui court
    Qui nous rend heureux
    Qu'on voudrait toujours
    Garder merveilleux...

    C'est le feu du cœur
    Que tu réanimes
    A chaque belle heure
    Où tu me sublimes...

    En complicité
    Au cœur de douceurs
    Je souhaite t'aimer
    Pour des millions d'heures !

    Je t'aime mon Amour
    Tel le fort Soleil
    J'espère chaque jour
    Que tu me vois vieille !

    Mon amour sans fin,
    Veux-tu me garder ?
    Bonne Saint Valentin
    Pleine de doux baisers...

    Valérie S. (Art & Poèmes)

     

     

     

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