• PRINTEMPS 3


    PRINTEMPS 3

    Aux femmes

    S’il arrivait un jour, en quelque lieu sur terre,
    Qu’une entre vous vraiment comprît sa tâche austère,
    Si, dans le sentier rude avançant lentement,
    Cette âme s’arrêtait à quelque dévouement,
    Si c’était la Bonté sous les cieux descendue,
    Vers tous les malheureux la main toujours tendue,
    Si l’époux, si l’enfant à ce cœur ont puisé,
    Si l’espoir de plusieurs sur Elle est déposé,
    Femmes, enviez-la. Tandis que dans la foule
    Votre vie inutile en vains plaisirs s’écoule,
    Et que votre cœur flotte, au hasard entraîné,
    Elle a sa foi, son but et son labeur donné.
    Enviez-la. Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle
    Que l’homme à son secours incessamment appelle,
    Sa joie et son appui, son trésor sous les cieux,
    Qu’il pressentait de l’âme et qu’il cherchait des yeux,
    La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramène
    Vers cette arche en danger de la famille humaine,
    Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,
    Pour branche d’olivier a rapporté l’amour.

    Et que votre cœur flotte, au hasard entraîné,
    Elle a sa foi, son but et son labeur donné.
    Enviez-la ! Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle
    Que l’homme à son secours incessamment appelle,
    Sa joie et son espoir, son rayon sous les cieux,
    Qu’il pressentait de l’âme et qu’il cherchait des yeux,
    La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramène
    Vers cette arche en danger de la famille humaine,
    Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,
    Pour branche d’olivier a rapporté l’amour.

    Louise Ackermann, Paris, 1835

     

     

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  • 2019

    2019

    L'école d'Autrefois

    Je me souviens encore quand j’étais écolière
    De ce tablier rose dont je n’étais pas fière.
    Nous entrions en classe en rangs bien ordonnés,
    Nous devions être sages, surtout ne pas parler.

    Assises côte à côte sur des bancs bien cirés
    Et à la même place tout au long de l’année.
    Certes pas de radio ni téléphone portable
    Nous n’avions pour tout bien qu’un tout petit cartable!
    Chaque jour de l’année, inscrite au tableau noir
    Une phrase nouvelle nous dictait nos devoirs.
    En lettres bien formées on y lisait « Morale »,
    La tournure des phrases n’était jamais banale,
    Elle faisait appel à nos bons sentiments
    Afin que nos restions toujours de bons enfants.
    Nos petits encriers, je m’en souviens encore
    Ainsi que de nos plumes, plumes « sergent major !».

    Notre encre était violette et salissait parfois
    Les pages du cahier ou le bout de nos doigts.
    Après un bon travail, c’était une faveur
    Nous avions toujours droit à « un billet d’honneur »

    Nous aimions la maîtresse, surtout nous l’admirions
    Et devenir comme elle c’était notre ambition.
    C’est avec nostalgie que j’évoque ce temps,
    Tout paraissait possible à nous jeunes enfants.

    Nous ignorions souvent les tracas de ce monde
    Nous savions seulement que la terre était ronde.
    Tout ce qui s’y passait nous était étranger
    Il n’y avait pas encore ni radio ni télé.

    Seuls quelques journaux que lisaient nos parents
    Pour avoir des nouvelles, se tenir au courant.
    C’était le temps béni de notre jeune enfance
    Où nous étions heureux et en toute confiance.

    Nous allions dans la vie en suivant les consignes
    De nos instituteurs nous voulions être dignes.
    Que les temps ont changé, elle est loin cette école
    Où nos maîtres étaient surs de bien remplir leur rôle.

    Respectés des élèves et fiers de leur métier
    Ils se donnaient à fond pour la postérité.
    Aujourd’hui il leur faut avoir bien du courage
    Pour garder le moral et faire leur ouvrage.

    Mais il le font c’est sur avec ténacité,
    Car être instituteur, c’est le plus beau métier.
    A Carrere


     

     

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  • 15 Aout

     15 Aout

    Poème pour l’Assomption

    Quelle merveilleuse Apothéose
    Sur des nuages aux reflets roses
    La Reine du monde s’est envolée
    Dans un concert s’est élevée !
    Tous les anges du Ciel réunis
    D’une chaîne d’amour s’étaient unis
    Ils chantaient pour la Mère des Cieux
    Tendre Maman du Fils de Dieu
    Lumière, Amour et traits très purs
    Pourtant soumise au sort si dur :
    De voir cruicifier son enfant
    Pour nous sauver tous du néant !
    Robe de blancheur immaculée
    Avec une ceinture étoilée
    Créature, Oh combien Divine !
    La Majesté du Lys s’incline !
    Comprenez-vous que L’Univers
    Oubliera les sombres hivers !
    Dans cette Vérité Première
    Le Règne de la Dame de Lumière

    Poème Assomption écrit par Marie-Jean Edel

    15 Aout

     

    15 Aout
     

     

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