• Poésies Divers

    Je vous offre mes créations mais je vous demande de bien vouloir respecter mon travail en ne les modifiant pas et en y laissant ma signature. Je vous souhaite une bonne visite et au plaisir de vous lire

    Tubes Hommes création

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    L'école d'Autrefois

    Je me souviens encore quand j’étais écolière
    De ce tablier rose dont je n’étais pas fière.
    Nous entrions en classe en rangs bien ordonnés,
    Nous devions être sages, surtout ne pas parler.

    Assises côte à côte sur des bancs bien cirés
    Et à la même place tout au long de l’année.
    Certes pas de radio ni téléphone portable
    Nous n’avions pour tout bien qu’un tout petit cartable!
    Chaque jour de l’année, inscrite au tableau noir
    Une phrase nouvelle nous dictait nos devoirs.
    En lettres bien formées on y lisait « Morale »,
    La tournure des phrases n’était jamais banale,
    Elle faisait appel à nos bons sentiments
    Afin que nos restions toujours de bons enfants.
    Nos petits encriers, je m’en souviens encore
    Ainsi que de nos plumes, plumes « sergent major !».

    Notre encre était violette et salissait parfois
    Les pages du cahier ou le bout de nos doigts.
    Après un bon travail, c’était une faveur
    Nous avions toujours droit à « un billet d’honneur »

    Nous aimions la maîtresse, surtout nous l’admirions
    Et devenir comme elle c’était notre ambition.
    C’est avec nostalgie que j’évoque ce temps,
    Tout paraissait possible à nous jeunes enfants.

    Nous ignorions souvent les tracas de ce monde
    Nous savions seulement que la terre était ronde.
    Tout ce qui s’y passait nous était étranger
    Il n’y avait pas encore ni radio ni télé.

    Seuls quelques journaux que lisaient nos parents
    Pour avoir des nouvelles, se tenir au courant.
    C’était le temps béni de notre jeune enfance
    Où nous étions heureux et en toute confiance.

    Nous allions dans la vie en suivant les consignes
    De nos instituteurs nous voulions être dignes.
    Que les temps ont changé, elle est loin cette école
    Où nos maîtres étaient surs de bien remplir leur rôle.

    Respectés des élèves et fiers de leur métier
    Ils se donnaient à fond pour la postérité.
    Aujourd’hui il leur faut avoir bien du courage
    Pour garder le moral et faire leur ouvrage.

    Mais il le font c’est sur avec ténacité,
    Car être instituteur, c’est le plus beau métier.
    A Carrere

     
     

     

     

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  • PRINTEMPS 14

    PRINTEMPS 14

    Une louve

    Une louve je vis sous l’antre d’un rocher
    Allaitant deux bessons : je vis à sa mamelle
    Mignardement jouer cette couple jumelle,
    Et d’un col allongé la louve les lécher.

    Je la vis hors de là sa pâture chercher,
    Et courant par les champs, d’une fureur nouvelle
    Ensanglanter la dent et la patte cruelle
    Sur les menus troupeaux pour sa soif étancher.

    Je vis mille veneurs descendre des montagnes
    Qui bornent d’un côté les lombardes campagnes,
    Et vis de cent épieux lui donner dans le flanc.

    Je la vis de son long sur la plaine étendue,
    Poussant mille sanglots, se vautrer en son sang,
    Et dessus un vieux tronc la dépouille pendue.

    Joachim Du Bellay, Les antiquités de Rome

        

     

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  • PRINTEMPS 13

     

    PRINTEMPS 13

    Élan mystique

    Alors j’avais quinze ans. Au sein des nuits sans voiles,
    Je m’arrêtais pour voir voyager les étoiles
    Et contemplais trembler, à l’horizon lointain,
    Des flots où leur clarté jouait jusqu’au matin.
    Un immense besoin de divine harmonie
    M’entraînait malgré moi vers la sphère infinie,
    Tant il est vrai qu’ici cet autre astre immortel,
    L’âme, gravite aussi vers un centre éternel.

    Mais, tandis-que la nuit marchait au fond des cieux,
    Des pensers me venaient, graves, silencieux,
    D’avenir large et beau, de grande destinée,
    D’amour à naître encor, de mission donnée,
    Vague image, pour moi, pareille aux flots lointains
    De la brume où nageaient mes regards incertains.
    — Aujourd’hui tout est su ; la destinée austère
    N’a plus devant mes yeux d’ombre ni de mystère,
    Et la vie, avant même un lustre révolu,
    Garde à peine un feuillet qui n’ait pas été lu.
    Humble et fragile enfant, cachant en moi ma flamme,
    J’ai tout interrogé dans les choses de l’âme.
    L’amour, d’abord. Jamais, le cœur endolori,
    Je n’ai dit ce beau nom sans en avoir souri.

    Puis j’ai soudé la gloire, autre rêve enchanté,
    Dans l’être d’un moment instinct d’éternité !
    Mais pour moi sur la terre, où l’âme s’est ternie,
    Tout s’imprégnait d’un goût d’amertume infinie.
    Alors, vers le Seigneur me retournant d’effroi,
    Comme un enfant en pleurs, j’osai crier : « Prends-moi !
    Prends-moi, car j’ai besoin, par delà toute chose,
    D’un grand et saint espoir où mon cœur se repose,
    D’une idée où mon âme, à qui l’avenir ment,
    S’enferme et trouve enfin un terme à son tourment. »
    Paris, 1832.

    Louise Ackermann, Premières poésies, 1871

     

     

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