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    Carnaval est revenu

    Refrain :
    Carnaval est revenu
    Carnaval est revenu
    L’avez-vous vu ?
    Il est passé dans la rue
    Ni vu ni connu
    Ni vu ni connu
    Carnaval est revenu
    L’avez-vous vu ?
    Il est passé dans la rue
    Ni vu ni connu
    Ni vu ni connu

    Il porte un masque de carton
    Et souffle dans un mirlitó
    Coiffé d’un chapeau biscornu
    Mon p’tit bonhomme
    À quoi joues-tu ?
    Coiffé d’un chapeau biscornu
    Mon p’tit bonhomme
    À quoi joues-tu ?
    Refrain

    Il est toujours aussi farceur
    Il a toujours aussi bon cœur
    Souhaitons-lui tous la bienvenue
    Mon p’tit bonhomme
    À quoi joues-tu ?
    Souhaitons-lui tous la bienvenue
    Mon p’tit bonhomme
    À quoi joues-tu ?
    Refrain

    A Mardi gras, à la Chandeleur
    Faisons sauter les crêpes au beurre
    Voici le jour tant attendu
    Mon p’tit bonhomme
    À quoi joues-tu ?
    Voici le jour tant attendu
    Mon p’tit bonhomme
    À quoi joues-tu ?
    Refrain

    Jean Naty-Boyer

     

     

     

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    Carnaval

     

    Carnaval

     Le Carnaval De Venise

    Venise pour le bal s'habille.
    De paillettes tout étoilé,
    Scintille, fourmille et babille
    le carnaval bariolé.

    Arlequin, nègre par son masque,
    Serpent par ses mille couleurs,
    Rosse d'une note fantasque
    Cassandre son souffre-douleurs.

    Battant de l'aile avec sa manche
    Comme un pingouin sur un écueil,
    Le blanc Pierrot, par une blanche,
    Passe la tête et cligne l'oeil.

    Le Docteur bolonais rabâche
    Avec la basse aux sons traînés;
    Polichinelle, qui se fâche,
    Se trouve une croche pour nez.

    Heurtant Trivelin qui se mouche
    Avec un trille extravagant,
    A Colombine Scaramouche
    Rend son éventail ou son gant.

    Sur une cadence se glisse
    Un domino ne laissant voir
    Qu'un malin regard en coulisse
    Aux paupières de satin noir.

    Ah! fine barbe de dentelle,
    Que fait voler un souffle pur,
    Cet arpège m'a dit : C'est elle !
    Malgré tes réseaux, j'en suis sûr,

    Et j'ai reconnu, rose et fraîche,
    Sous l'affreux profil de carton,
    Sa lèvre au fin duvet de pêche,
    Et la mouche de son menton. »

    Théophile Gautier - Émaux et Camées


     

     

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