• KIT AUTOMNE 8

    KIT AUTOMNE 8


    Lumières de Lune
    Lumières de Lune, ombres de lumières
    minérales, par dessus les fumées,
    l’esquisse d’un tableau de Chagall
    Une volute émeraude dans le passage de la nuit
    qui vers l’ombre taraude, perce, surgit
    comme un éclair
    Sacré climax
    un clin d’œil d’animal qui s’enfuit
    et s’évapore l’ombre incandescente et belle
    car au plus profond de la Plaine
    Distingue t’on l’oubli ?
    L’ange est bien passé
    vite. Promptement
    se dresse sur un char guerrier
    l’Ajax conquérant,
    Le cygne, l’Être éveillé.
    L’ombre est au dessus de nous,
    la lumière
    à nos pieds.
    Winston Perez
     

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  • KIT AUTOMNE 6


    KIT AUTOMNE 6


    Adieu guinguette

    Novembre, temps des sanglots, la rivière de larmes
    En torrent impétueux déverse son chagrin
    Et s’épanche parfois en noyant les chemins
    De halage et de peine qui avaient tant de charme.

    Nous allions en Juillet flâner sur ces sentiers
    Pleins d’ombre et de lumière, allant vers la guinguette
    Dîner, boire et danser au petit bal musette
    Un air d’accordéon, péniches et canotiers.

    Ces serments chuchotés au secret des tonnelles,
    Ces soleils reflétés jusque dans tes prunelles
    C’était Joinville le Pont, tout au pied des coteaux.

    Adieu été trop court que notre Automne envie !
    Le fleuve ronge ses berges, le temps use la vie
    Et des bonheurs anciens ne laissent que ces lambeaux.

    Antoine Livic, Chants d’écume suivi de Fleurs fanées, 2017

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  • KIT AUTOMNE 5

     

    KIT AUTOMNE 5



    Onguent d’Organdi

    A la rouille du soir une plume de sang
    Retouche l’horizon d’une ride de soie,
    Qu’une ombre de sépia saupoudre de sa joie,
    Près d’un port dilué dans le fard d’un étang.

    Des nuages gantés d’une peau de mustang,
    Piaffent le long des rocs où la lumière aboie
    D’un dernier cri badin qu’une lune d’or noie
    Dans un bassin d’argent, sous la dent d’un écang.

    D’une bulle de menthe à la saveur d’orange,
    Naît l’ivresse des nuits que la pulpe d’un ange
    Distille dans la mer comme un philtre envoutant.

    Le paradis déploie une ombrelle en dentelle
    Et la moire du ciel s’ourle d’un diamant
    Dont l’éclat brille alors d’une paix éternelle.

    Francis Etienne Sicard, Lettres de soie rouge, 2011

     

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