• Poésies Automne

    Je vous offre mes créations mais je vous demande de bien vouloir respecter mon travail en ne les modifiant pas et en y laissant ma signature. Je vous souhaite une bonne visite et au plaisir de vous lire

    Tubes Hommes création

  • KIT AUTOMNE 17


    KIT AUTOMNE 17

    Premier automne

    Châtaignes rabotées de lumière
    et de silence aussi,
    comme des coquillages
    blessés sur le sable,

    elles recueillent la sueur du jour
    qui exsude bleue,
    la suie de la nuit
    quand vient le soir,

    le sang de l’aube
    lorsque le soleil rouge
    suinte du ciel
    et de ses frondaisons,

    lorsque les arbres
    trempés de pourpre
    liassent tomber
    leurs derniers oripeaux :

    ces feuilles mortes séchées,
    ces grimoires improvisés
    où j’inscris mes souvenirs d’été,
    mes rêves et mes joies
    rabotées de mes peines
    dans la pénombre de mes pas.

    Alix Lerman Enriquez

     

     

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  • KIT AUTOMNE 16


     

    KIT AUTOMNE 16

    Le jardin mouillé

    La croisée est ouverte; il pleut
    Comme minutieusement,
    À petit bruit et peu à peu,
    Sur le jardin frais et dormant.

    Feuille à feuille, la pluie éveille
    L'arbre poudreux qu'elle verdit;
    Au mur, on dirait que la treille
    S'étire d'un geste engourdi.

    L'herbe frémit, le gravier tiède
    Crépite et l'on croirait là-bas
    Entendre sur le sable et l'herbe
    Comme d'imperceptibles pas.

    Le jardin chuchote et tressaille,
    Furtif et confidentiel;
    L'averse semble maille à maille
    Tisser la terre avec le ciel.

    Il pleut, et les yeux clos, j'écoute,
    De toute sa pluie à la fois,
    Le jardin mouillé qui s'égoutte
    Dans l'ombre que j'ai faite en moi.
    Poèmes d'Henri de Régnier

     

     

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  • KIT AUTOMNE 15

    KIT AUTOMNE 15

    Premier automne

    Châtaignes rabotées de lumière
    et de silence aussi,
    comme des coquillages
    blessés sur le sable,

    elles recueillent la sueur du jour
    qui exsude bleue,
    la suie de la nuit
    quand vient le soir,

    le sang de l’aube
    lorsque le soleil rouge
    suinte du ciel
    et de ses frondaisons,

    lorsque les arbres
    trempés de pourpre
    liassent tomber
    leurs derniers oripeaux :

    ces feuilles mortes séchées,
    ces grimoires improvisés
    où j’inscris mes souvenirs d’été,
    mes rêves et mes joies
    rabotées de mes peines
    dans la pénombre de mes pas.

    Alix Lerman Enriquez


     

     

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