• Pieusement

    Pieusement

    La nuit d’hiver élève au ciel son pur calice.
    Et je lève mon coeur aussi, mon coeur nocturne,
    Seigneur, mon cœur ! vers ton pâle infini vide,
    Et néanmoins je sais que tout est taciturne
    Et qu’il n’existe rien dont ce coeur meurt, avide ;
    Et je te sais mensonge et mes lèvres te prient

    Et mes genoux ; je sais et tes grandes mains closes
    Et tes grands yeux fermés aux désespoirs qui crient,
    Et que c’est moi, qui seul, me rêve dans les choses ;
    Sois de pitié, Seigneur, pour ma toute démence.
    J’ai besoin de pleurer mon mal vers ton silence !…
    La nuit d’hiver élève au ciel son pur calice !

    Emile Verhaeren, Les débâcles

     

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  • Commentaires

    2
    Samedi 16 Décembre 2017 à 16:49
    Magnifique poème et belle création Merci ma douce Sylvie Mille bisous de ton amie Laure
      • Samedi 16 Décembre 2017 à 17:44

        Merci infiniment bonne soirée ma douce amie , bon dimanche bisous du ♥

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