• ♥*✿✽* ♥ Le jardin des roses♥*✿✽* ♥

     

     Créations de mon amie Annie Anya , merci de tout coeur ma douce ♥

    ♥*✿✽* ♥ Le jardin des roses♥*✿✽* ♥

    Merci mon amie Anya , bisous ♥

    http://lesflashdeannie62.eklablog.com/

    jardin des roses
    Le jardin des roses

    Votez pour moi svp merci

    ♥*✿✽* ♥ Le jardin des roses♥*✿✽* ♥

    Le jardin des roses

    ♥*✿✽* ♥ Le jardin des roses♥*✿✽* ♥

    Le jardin des tubes

     

    ♥*✿✽* ♥ Le jardin des roses♥*✿✽* ♥

    ♥*✿✽* ♥ Le jardin des roses♥*✿✽* ♥

     

    Cadeaux de ma sœurette Lili mc

    Merci ma douce , bisous ♥

     ♥ Le jardin des roses ♥

    Merci de tout cœur ma sœurette adorée jtf .

    Tu es adorable .

    Mille doux bisous .

     

     

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    Je rappelle que mes créations sont sous Copyright.©2017 By ©Sylvie Erwan - Toute reproduction est interdite - DésignDéposé sous Copyright France.com sous le numéro : RS9T272 - RS9T16C

     

      

  • KIT MAMAN 11

     

    KIT MAMAN 11

     Bonjour à tous .
    Passez un bon weekend .
    Après la pluie le beau temps .
    Avec toute mon amitié .
    Bisous du ♥

    KIT MAMAN 11

    À ma mère

    C’est une vieille fille en cheveux blancs ; elle est
    Pâle et maigre ; un antique et grossier chapelet
    S’égrène, machinal, sous ses doigts à mitaines.
    Sans cesse remuant ses lèvres puritaines
    D’où tombent les Pater noster et les Ave,
    Et laissant son tricot de laine inachevé,
    Droite, elle prie, assise au coin d’un feu de veuve,
    Dans sa robe de deuil rigide et toujours neuve.

    Le logis est glacé comme elle. Le cordeau
    Semble avoir aligné les plis droits du rideau,
    Que blêmit le reflet pâle d’un jour d’automne ;
    Et, s’il vient un rayon de soleil, il détonne
    Et sur le sol découpe un grand carré brutal.
    Le lit est étriqué comme un lit d’hôpital.
    L’heure marche sans bruit sous son globe de verre.
    Tout est froid, triste, gris, monotone et sévère ;
    Et près du crucifix penché comme un fruit mûr,
    Deux béquilles d’enfant, en croix, pendent au mur.

    C’est une histoire simple et très mélancolique
    Que raconte l’étrange et lugubre relique :
    Les baisers sur les mains froides des vieux parents ;
    La bénédiction tremblante des mourants ;
    Et puis deux orphelins tout seuls, le petit frère
    Infirme, étiolé, qui souffre et qui se serre,
    Frileux, contre le sein d’un ange aux cheveux blonds ;
    La grande sœur, si pâle avec ses voiles longs,
    Qui, la veille, devant le linceul et le cierge,
    Jurait aux parents morts, à Jésus, à la Vierge,
    D’être une mère au pauvre enfant, frêle roseau ;
    Ce sont les petits bras tendus hors du berceau,
    La douleur apaisée un instant par un conte,
    L’insomnie et la voix de l’horloge qui compte
    L’heure très lentement, les réveils pleins d’effrois,
    Les soins donnés, les pieds nus sur les carreaux froids,
    Les baisers appuyés sur la trace des larmes,
    Et la tisane offerte, et les folles alarmes,
    Et le petit malade à l’aurore n’offrant
    Qu’un front plus pâle et qu’un sourire plus navrant.

    Ce dévoûment obscur a duré dix années,
    Beauté, jeunesse, fleurs loin du soleil fanées,
    Tout fut sacrifié sans plainte et sans regret ;
    Et quand, par les beaux soirs, un instant elle ouvrait
    À la brise de mai charmante et parfumée
    La fenêtre toujours par prudence fermée
    Et laissait ses regards errer à l’horizon,
    Une toux de l’enfant refermait sa prison.

    Elle est libre aujourd’hui.

    C’est une pauvre vieille,
    Toujours en deuil, dévote, ascétique, pareille
    Aux béguines qu’on voit errer dans le couvent.
    Libre ! Pauvre âme simple et douce ! Bien souvent
    Elle songe, très triste, à son cher esclavage,
    Et, tout bas, d’une voix sourde, presque sauvage,
    Elle dit : « Il est mort ! » Puis elle s’attendrit,
    Et reprend : « Il avait déjà beaucoup d’esprit.
    Quand il était méchant, il m’appelait madame.
    Il est mort ! Le bon Dieu l’a pris. Sa petite âme
    À des ailes. Il est un ange au paradis.
    Sans quoi serait-il mort ? Quelquefois je me dis
    Que Dieu prend les enfants pour en faire des anges.
    Puis il avait des mots et des regards étranges :
    Peut-être qu’il était ange avant d’être né ?
    Tes pleurs de chaque jour, ô pauvre condamné,
    Valent bien tous les longs Oremus qu’on prodigue.
    Puis un signe de croix était une fatigue
    Pour son bras. Il savait sourire, et non prier.
    Il est mort ! Une nuit, je l’entendis crier.
    J’accourus, je penchai la tête vers sa couche,
    Et sa dernière haleine a passé sur ma bouche,
    Et depuis ce temps-là je n’ai plus de gaîté.
    Le lendemain, des gens sombres l’ont emporté.
    Pauvre martyr ! Sa bière était toute petite !
    J’ai laissé sur son cœur sa médaille bénite.
    Cela fera plaisir au bon Dieu, n’est-ce pas ?
    Il est au Ciel. Hélas ! est-il heureux là-bas ?
    Les anges, on se fait parfois de ces chimères,
    Ont-ils soin des enfants aussi bien que les mères ?
    Je doute. Pardonnez, Seigneur, à mon regret ! »
    Et baissant ses grands yeux où l’âme transparaît,
    Elle active le cours rythmique et monotone
    De son lent chapelet. Et le soleil d’automne,
    Qui dore les carreaux de ses rayons tremblants,
    Met de vagues lueurs parmi ses cheveux blancs.

    François Coppée, Le Reliquaire, 1866

     

     

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    7 commentaires
  •  

    PRINTEMPS 10

     

    PRINTEMPS 10

    Bonjour à tous .
    Passez un bon weekend .
    Le printemps est enfin arrivé.
    Les saints de glace sont fini .
    Avec toute mon amitié .
    Bisous du ♥

    PRINTEMPS 10

    Renouveau

    Le printemps maladif a chassé tristement
    L’hiver, saison de l’art serein, l’hiver lucide,
    Et, dans mon être à qui le sang morne préside
    L’impuissance s’étire en un long bâillement.

    Des crépuscules blancs tiédissent sous mon crâne
    Qu’un cercle de fer serre ainsi qu’un vieux tombeau
    Et triste, j’erre après un rêve vague et beau,
    Par les champs où la sève immense se pavane

    Puis je tombe énervé de parfums d’arbres, las,
    Et creusant de ma face une fosse à mon rêve,
    Mordant la terre chaude où poussent les lilas,

    J’attends, en m’abîmant que mon ennui s’élève…
    – Cependant l’Azur rit sur la haie et l’éveil
    De tant d’oiseaux en fleur gazouillant au soleil.

    Stéphane Mallarmé

     

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    14 commentaires
  • PRINTEMPS 9

     

     

    PRINTEMPS 9

    Bonjour à tous .
    Passez un bon weekend , profitez du soleil si il est là .
    Avec toute mon amitié .
    Bisous du ♥

    PRINTEMPS 9


    Ronde de Printemps

    Dans le Parc, dans le Parc les glycines frissonnent,
    Étirant leurs frêles bras –
    Ainsi que de jeunes filles
    Qui se réveillent d’un court sommeil
    Après la nuit dansée au bal,
    Les boucles de leurs cheveux
    Tout en papillotes
    Pour de prochaines fêtes –
    Dans le Parc.
    Dans les Prés, dans les Prés les marguerites blanches
    S’endimanchent, et les coquelicots
    Se pavanent dans leurs jupes
    Savamment fripées,
    Mais les oiseaux, un peu outrés,
    Rient et se moquent des coquettes
    Dans les Prés.
    Dans les Bois, dans les Bois les ramures s’enlacent:
    Voûte de Cathédrale aux Silences
    Où le pas des Visions se fait pieux et furtif,
    Parmi les poses adorantes des Hêtres
    Et les blancs surplis des Bouleaux –
    Sous les vitraux d’émeraude qui font
    Cette lumière extatique –
    Dans les Bois.
    Dans l’Eau, dans l’Eau près de joncs somnolents
    Tremblent les étoiles plues du soleil
    Dans l’Eau,
    Et la Belle tout en pleurs
    Tombe parmi les joncs somnolents,
    Et la Belle
    Meurt parmi la torpeur lumineuse des flots:
    La Belle Espérance
    S’est noyée, et cela fait des ronds
    Dans l’Eau.

    18 mai 1889.

    Marie Krysinska, Rythmes pittoresques

     

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