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    1 er mai à Fourmie

     

    La fusillade de Fourmies

    Le 1er mai 1891, pour la deuxième fois, les organisations ouvrières du monde entier se préparent à agir par différents moyens dont la grève pour l'obtention de la journée de 8 heures, conformément aux directives de l'Internationale ouvrière. En France, le contexte est plus répressif qu'il ne l'était l’année précédente. A Fourmies, petite ville textile du Nord proche de la frontière belge tout juste sortie d'une longue grève, le patronat a menacé de licenciement les ouvriers qui arrêteraient le travail et obtenu du préfet qu'il mobilise un important dispositif de maintien de l'ordre. En l'absence de forces spécialisées, c'est alors, en France, à l'armée qu'incombe cette mission. Deux compagnies d'infanterie ont été mobilisées. En fin de journée, les soldats tirent sur quelques centaines de manifestants qui tentent d'obtenir la libération de grévistes interpellés dans la matinée et emprisonnés dans la mairie. Les affrontements se soldent par neuf morts, dont quatre jeunes femmes et un enfant. Ces morts, promus martyrs, vont devenir un symbole de la République répressive et de classe. « Car à Fourmies, c'est sur une gamine que le lebel fit son premier essai… » (Montéhus).

    Source : http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=95

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    2 commentaires
  • Cadre 1 er Mai , que du bonheur pour tous .

    Laissons le lit et le sommeil,
    Cette journée :
    Pour nous l'aurore au front vermeil
    Est déjà née.
    Or que le ciel est le plus gai
    En ce gracieux mois de mai,
    Aimons, mignonne;
    Contentons notre ardent désir :
    En ce monde n'a du plaisir
    Qui ne s'en donne.

    Viens, belle, viens te promener
    Dans ce bocage;
    Entends les oiseaux jargonner
    De leur ramage.
    Mais écoute comme sur tous
    Le rossignol est le plus doux,
    Sans qu'il se lasse.
    Oublions tout deuil, tout ennui
    Pour nous réjouir comme lui :
    Le temps se passe.

    Ce vieillard, contraire aux amants,
    Des ailes porte,
    Et, en fuyant, nos meilleurs ans
    Bien loin emporte.
    Quand ridée un jour tu seras,
    Mélancolique, tu diras :
    J'étais peu sage,
    Qui n'usai point de la beauté
    Que sitôt le temps a ôté
    De mon visage.

    Laissons ce regret et ce pleur
    A la vieillesse ;
    Jeunes, il faut cueillir la fleur
    De la jeunesse.
    Or que le ciel est le plus gai,
    En ce gracieux mois de mai,
    Aimons, mignonne :
    Contentons notre ardent désir :
    En ce monde n'a du plaisir
    Qui ne s'en donne.

    Jean Passerat

     

    Cadre 1 er Mai , que du bonheur pour tous .

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