• Bon 14 juillet à la France mon beau pays

    Bon 14 juillet à la France mon beau pays

     


    KIT 5

    KIT 5

    Bonjour à toutes et tous .
    Je vous souhaite bon 14 Juillet
    J'espère que vous allez bien ?
    il fait du soleil mais moins chaud .
    Passez une bonne journée .
    Prenez soin de vous .
    Avec toute mon amitié .
    Bisous du ♥

    KIT 5


    À la France
    André Chénier

    France ! ô belle contrée, ô terre généreuse
    Que les dieux complaisants formaient pour être heureuse,
    Tu ne sens point du Nord les glaçantes horreurs ;
    Le Midi de ses feux t’épargne les fureurs ;
    Tes arbres innocents n’ont point d’ombres mortelles ;
    Ni des poisons épars dans tes herbes nouvelles
    Ne trompent une main crédule ; ni tes bois
    Des tigres frémissants ne redoutent la voix ;
    Ni les vastes serpents ne traînent sur tes plantes
    En longs cercles hideux leurs écailles sonnantes.
    Les chênes, les sapins et les ormes épais
    En utiles rameaux ombragent tes sommets ;
    Et de Beaune et d’Aï les rives fortunées,
    Et la riche Aquitaine, et les hauts Pyrénées,
    Sous leurs bruyants pressoirs font couler en ruisseaux
    Des vins délicieux mûris sur leurs coteaux.
    La Provence odorante, et de Zéphyre aimée,
    Respire sur les mers une haleine embaumée,
    Au bord des flots couvrant, délicieux trésor,
    L’orange et le citron de leur tunique d’or ;
    Et plus loin, au penchant des collines pierreuses,
    Forme la grasse olive aux liqueurs savoureuses,
    Et ces réseaux légers, diaphanes habits,
    Où la fraîche grenade enferme ses rubis.
    Sur tes rochers touffus la chèvre se hérisse,
    Tes prés enflent de lait la féconde génisse,
    Et tu vois tes brebis, sur le jeune gazon,
    Épaissir le tissu de leur blanche toison.
    Dans les fertiles champs voisins de la Touraine,
    Dans ceux où l’Océan boit l’urne de la Seine,
    S’élèvent pour le frein des coursiers belliqueux.
    Ajoutez cet amas de fleuves tortueux :
    L’indomptable Garonne aux vagues insensées,
    Le Rhône impétueux, fils des Alpes glacées,
    La Seine au flot royal, la Loire dans son sein
    Incertaine, et la Saône, et mille autres enfin
    Qui nourrissent partout, sur tes nobles rivages,
    Fleurs, moissons et vergers, et bois et pâturages,
    Rampent aux pieds des murs d’opulentes cités,
    Sous les arches de pierre à grand bruit emportés.

    Dirai-je ces travaux, source de l’abondance,
    Ces ports, où des deux mers l’active bienfaisance
    Amène les tributs du rivage lointain
    Que visite Phoebus le soir ou le matin ?
    Dirai-je ces canaux, ces montagnes percées,
    De bassins en bassins ces ondes amassées
    Pour joindre au pied des monts l’une et l’autre Téthys ?
    Et ces vastes chemins en tous lieux départis,
    Où l’étranger, à l’aise achevant son voyage,
    Pense au nom des Trudaine et bénit leur ouvrage ?

    Ton peuple industrieux est né pour les combats.
    Le glaive, le mousquet n’accablent point ses bras.
    Il s’élance aux assauts, et son fer intrépide
    Chassa l’impie Anglais, usurpateur avide.
    Le ciel les fit humains, hospitaliers et bons,
    Amis des doux plaisirs, des festins, des chansons ;
    Mais, faibles opprimés, la tristesse inquiète
    Glace ces chants joyeux sur leur bouche muette,
    Pour les jeux, pour la danse appesantit leurs pas,
    Renverse devant eux les tables des repas,
    Flétrit de longs soucis, empreinte douloureuse,
    Et leur front et leur âme. Ô France ! trop heureuse,
    Si tu voyais tes biens, si tu profitais mieux
    Des dons que tu reçus de la bonté des cieux !

    Vois le superbe Anglais, l’Anglais dont le courage
    Ne s’est soumis qu’aux lois d’un sénat libre et sage,
    Qui t’épie, et, dans l’Inde éclipsant ta splendeur,
    Sur tes fautes sans nombre élève sa grandeur.
    Il triomphe, il t’insulte. Oh ! combien tes collines
    Tressailliraient de voir réparer tes ruines,
    Et pour la liberté donneraient sans regrets,
    Et leur vin, et leur huile, et leurs belles forêts !
    J’ai vu dans tes hameaux la plaintive misère,
    La mendicité blême et la douleur amère.
    Je t’ai vu dans tes biens, indigent laboureur,
    D’un fisc avare et dur maudissant la rigueur,
    Versant aux pieds des grands des larmes inutiles,
    Tout trempé de sueurs pour toi-même infertiles,
    Découragé de vivre, et plein d’un juste effroi
    De mettre au jour des fils malheureux comme toi.

    Tu vois sous les soldats les villes gémissantes ;
    Corvée, impôts rongeurs, tributs, taxes pesantes,
    Le sel, fils de la terre, ou même l’eau des mers,
    Sources d’oppression et de fléaux divers ;
    Vingt brigands, revêtus du nom sacré de prince,
    S’unir à déchirer une triste province,
    Et courir à l’envi, de son sang altérés,
    Se partager entre eux ses membres déchirés.
    Ô sainte Égalité ! dissipe nos ténèbres,
    Renverse les verrous, les bastilles funèbres.
    Le riche indifférent, dans un char promené,
    De ces gouffres secrets partout environné,
    Rit avec les bourreaux, s’il n’est bourreau lui-même ;
    Près de ces noirs réduits de la misère extrême,
    D’une maîtresse impure achète les transports,
    Chante sur des tombeaux, et boit parmi des morts.

    Malesherbes, Turgot, ô vous en qui la France
    Vit luire, hélas ! en vain sa dernière espérance,
    Ministres dont le coeur a connu la pitié,
    Ministres dont le nom ne s’est point oublié ;
    Ah ! si de telles mains, justement souveraines,
    Toujours de cet empire avaient tenu les rênes,
    L’équité clairvoyante aurait régné sur nous ;
    Le faible aurait osé respirer près de vous ;
    L’oppresseur, évitant d’armer d’injustes plaintes,
    Sinon quelque pudeur aurait eu quelques craintes ;
    Le délateur impie, opprimé par la faim,
    Serait mort dans l’opprobre, et tant d’hommes enfin,
    A l’insu de nos lois, à l’insu du vulgaire,
    Foudroyés sous les coups d’un pouvoir arbitraire,
    De cris non entendus, de funèbres sanglots,
    Ne feraient point gémir les voûtes des cachots.

    Non, je ne veux plus vivre en ce séjour servile ;
    J’irai, j’irai bien loin me chercher un asile,
    Un asile à ma vie en son paisible cours,
    Une tombe à ma cendre à la fin de mes jours,
    Où d’un grand au coeur dur l’opulence homicide
    Du sang d’un peuple entier ne sera point avide,
    Et ne me dira point, avec un rire affreux,
    Qu’ils se plaignent sans cesse et qu’ils sont trop heureux ;
    Où, loin des ravisseurs, la main cultivatrice
    Recueillera les dons d’une terre propice ;
    Où mon coeur, respirant sous un ciel étranger,
    Ne verra plus des maux qu’il ne peut soulager ;
    Où mes yeux, éloignés des publiques misères,
    Ne verront plus partout les larmes de mes frères,
    Et la pâle indigence à la mourante voix,
    Et les crimes puissants qui font trembler les lois.

    Toi donc, Équité sainte, ô toi, vierge adorée,
    De nos tristes climats pour longtemps ignorée,
    Daigne du haut des cieux goûter le libre encens
    D’une lyre au coeur chaste, aux transports innocents,
    Qui ne saura jamais, par des voeux mercenaires,
    Flatter à prix d’argent des faveurs arbitraires,
    Mais qui rendra toujours, par amour et par choix,
    Un noble et pur hommage aux appuis de tes lois.
    De voeux pour les humains tous ses chants retentissent ;
    La vérité l’enflamme, et ses cordes frémissent
    Quand l’air qui l’environne auprès d’elle a porté
    Le doux nom des vertus et de la liberté.

    André Chénier, Hymnes et Odes

     

     

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  • Commentaires

    13
    Vendredi 17 Juillet à 11:10

    bonjour ma sylvie, wow sublime création et très beau hommage, merci pour ce beau partage, malheureusement notre belle France n'est plus et c'est triste...passe une bonne journée et un bon week-end....pleins de gros bisous, annie

      • Vendredi 17 Juillet à 12:57

         

        Coucou ma douceur

        Merci infiniment pour ton gentil commentaire ma douce amie , tout n'est pas perdu car le jour ou les Français vont se réveiller !bon après-midi , prend bien soin de toi .

        Mille doux  bisous du ♥

    12
    Vendredi 17 Juillet à 11:10

    bonjour ma sylvie, wow sublime création et très beau hommage, merci pour ce beau partage, malheureusement notre belle France n'est plus et c'est triste...passe une bonne journée et un bon week-end....pleins de gros bisous, annie

    11
    Vendredi 17 Juillet à 10:25

    Bonjour ma douce Sylvie,

    Tu as fais une belle création !

    J'aime bien ce poème malgré sa longueur.J'adore lire alors cela ne me dérange pas.

      J'espère que tu vas bien ? Fernand et moi ça va.

    Plusieurs ami(e)s ont mit leur blog en pause pour l'été alors c'est assez calme.Je n'aime pas cette période estivale (enfant je n'aimais déjà pas), vivement la rentrée !

    Passes un bon vendredi et un agréable week-end mon amie adorée

    Gros bisous

    Florence

      • Vendredi 17 Juillet à 12:58

         

        Coucou ma douceur

        Merci infiniment pour ton gentil commentaire ma douce amie , nous allons bien merci et moi non plus je n'aime pas cette période , du reste je ne suis jamais partie et ça ne m'intéresse pas , bon après-midi , prend bien soin de toi .

        Mille doux  bisous du ♥

    10
    Jeudi 16 Juillet à 19:23

    Bonsoir ma fée Sylvie,

    Je viens dans votre beau jardin, pour vous souhaiter, une très bonne soirée et une douce nuit ainsi qu'à votre époux.

    Je suis ravie, de vous savoir mieux et j'espère, que vous irez de mieux en mieux. Même si, les examens ne sont pas plaisants, mais s'il en va de notre santé, nous n'avons, hélas pas le choix que d'en faire. Alors, continuer à prendre grand soin de vous, ma gentille, fée.

    Portez-vous tous les deux bien !

    Tendrement, bisous♥

      • Jeudi 16 Juillet à 20:07

        Coucou ma douceur

        Merci infiniment pour ton gentil commentaire ma douce amie , j'ai un de mes fils qui doit venir avec sa femme et leur fille au mois d’Août , j'ai mes petits enfants qui doivent venir en vacances , je n'ai pas osé dire non mais j'ai quand même un peu peur , bonne soirée , prend bien soin de toi .

        Mille doux  bisous du ♥

    9
    Jeudi 16 Juillet à 10:48

    Bonjour ma Sylvie merci pour ton commentaire et pour ta belle création que tu as mis pour moi j'aime beaucoup  j'espère que vous allez bien ? et que vous ne souffrez pas de la chaleur ? ici ça fait des semaines et des semaines qu'il fait trop chaud et je dis vivement l'automne  je vous souhaite de passer une très bonne journée et surtout prenez soin de vous deux ma douce fée

    gros bisous à vous deux de ton amie

    Béa

    cadeaux de  mon amie  Bérénice

      • Jeudi 16 Juillet à 20:08

        Coucou ma douceur

        Merci infiniment pour ton gentil commentaire ma douce amie , bonne soirée , prend bien soin de toi .

        Mille doux  bisous du ♥

    8
    Mercredi 15 Juillet à 11:18

    Bonjour ma Sylvie ta création est très belle accompagner d'un très beau poème j'espère que vous allez bien ? et que vous avez passer un très bon mardi ? je vous souhaite de passer une très bonne journée prend soin de toi ma douce fée

    gros bisous à vous deux de ton amie

    Béa

      • Mercredi 15 Juillet à 11:44

        Coucou ma douceur

        Merci infiniment pour ton gentil commentaire ma douce amie , bon après-midi , prend bien soin de toi .

        Mille doux  bisous du ♥

    7
    Mardi 14 Juillet à 08:46

    je te souhaite aussi un bon 14 juillet 

    Il sera bien différent des autres années 

    passe une bonne journée

    bisous

      • Mardi 14 Juillet à 09:57

         

        Coucou ma doucette

        Merci infiniment pour ton gentil commentaire ma douce amie ,  bonne journée , prend bien soin de toi .

        Mille doux  bisous du ♥

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