• ♥ Bienvenue♥

     

     Vous trouverez sur mon nouveau blog

    mes créations personnelles que je partage avec vous

    je vous demanderez seulement de

    respecter mon travail !

    Vous pouvez vous servir , il y a pas mal

    de choses pour décore vos blogs .

    http://tutorielssylvieerwan.revolublog.com/accueil-c28885196

    Ma bannière

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      ♥ Bienvenue♥

     ♥ Bienvenue♥

     ♥ Bienvenue♥

     ♥*✿✽* ♥ Le jardin des roses♥*✿✽* ♥

    Page youtube de mon ami Roger Constant , de splendides vidéos de sa création , bravo mon ami ♥

    https://www.youtube.com/channel/UCLfKG7OBmMaAVq3MzWtwMZA/videos

     ♥ Bienvenue♥

    Merci infiniment ma douce amie 

    Pleins de bisous câlins ♥

    ♥*✿✽* ♥ Le jardin des roses♥*✿✽* ♥

    Cadeau de mon ami Pascarelli Ignacio Oscar

     ♥ Bienvenue♥

    Copyright © Sylvie Erwan2017.fr, Tous Droits Réservés.

     

      


  • C'est avec toute mon amitié
    que je viens vous souhaiter
    une bon weekend .
    une bonne semaine .
    Les températures baissent tout doucement,
    L'hiver arrive doucement à nos portes !
    Prenez soin de vous .
    Mille doux bisous du ♥

    Hiver sur la plaine

    C’est la mort de l’automne, l’hiver est sur le seuil
    Dans le soir qui s’avance, l’ombre, tenture funèbre
    Comme celle de la maison où fût un homme célèbre
    Engloutit les clochers et met le ciel en deuil.

    Déjà la lune se lève, sa beauté sépulchrale
    Vient faire chanter les loups qui hurlent sur les monts.
    Les chiens dans leurs chaînes répondent dans les vallons,
    Puis les abois s’apaisent comme s’éteint la chorale.

    Sous la voûte céleste, c’est la pierre d’un tombeau
    Qui étouffe les bruits quand la Nuit pose un voile
    Sur la face du monde dans un manteau d’étoiles
    Dont les larmes d’argent scintillent comme des flambeaux.

    Les bois craquent et soupirent, le gel fige la nature,
    L’aube se lève enfin, pâle et glacée d’effroi.
    L’hiver est son bourreau brutal, cruel et froid
    Qui n’épargne personne, ni plante, ni créature.

    Il surgit dans la nuit, avec le vent du Nord.
    Bêtes et gens se terrent quand ils voient son cortège
    De frimas, de froidure, de famine et de neige
    Qui vient dans son linceul leur apporter la mort.

    La plaine trop dénudée a mis sa robe de bure
    Sur sa chair déchirée où sautillent les corbeaux.
    Le givre du matin accroche ses oripeaux
    Aux herbes du talus dans une blanche ceinture.

    Le soleil ascétique n’a pas assez de foi.
    Une brume légère comme la fumée d’un cierge
    S’élève vers le ciel, mais l’azur reste vierge,
    Pur comme une nonnette qui refoule ses émois.

    Une cloche au loin s’éveille et tinte, un peu mutine,
    Les oiseaux noirs s’égaient, envol d’un escadron,
    Ils coassent lugubres, au dessus des sillons
    Comme ces moines à l’aurore qui viennent chanter matines.

    La plaine est un couvent où les arbres tonsurés
    Qui dominent la haie glacée dans le silence
    Viennent rappeler au champ, par leur seule présence,
    Au moins jusqu’au printemps son vœu de pauvreté.

    Antoine Livic, Chants d’écume suivi de Fleurs fanées, 2017

     

     

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  • C'est avec toute mon amitié
    que je viens vous souhaiter
    une bon weekend .
    une bonne semaine .
    Les températures baissent tout doucement
    2° ce matin , on arrive déjà en Décembre ,
    L'hiver arrive doucement à nos portes !
    Prenez soin de vous .
    Mille doux bisous du ♥

    L’hiver

    C’est l’hiver sans parfum ni chants.
    Dans le pré, les brins de verdure
    Percent de leurs jets fléchissants
    La neige étincelante et dure.

    Quelques buissons gardent encore
    Des feuilles jaunes et cassantes
    Que le vent âpre et rude mord
    Comme font les chèvres grimpantes.

    Et les arbres silencieux
    Que toute cette neige isole
    Ont cessé de se faire entre eux
    Leurs confidences bénévoles.

    – Bois feuillus qui, pendant l’été,
    Au chaud des feuilles cotonneuses
    Avez connu les voluptés
    Et les cris des huppes chanteuses,

    Vous qui, dans la douce saison,
    Respiriez la senteur des gommes,
    Vous frissonnez à l’horizon
    Avec des gestes qu’ont les hommes.

    Vous êtes las, vous êtes nus,
    Plus rien dans l’air ne vous protège,
    Et vos cœurs tendres ou chenus
    Se désespèrent sur la neige.

    – Et près de vous, frère orgueilleux,
    Le sapin où le soleil brille
    Balance les fruits écailleux
    Qui luisent entre ses aiguilles.

    Anna de Noailles, Le coeur innombrable



     

     

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  • C'est avec toute mon amitié
    que je viens vous souhaiter
    une bon weekend .
    une bonne semaine .
    Les températures baissent tout doucement
    5° ce matin
    L'hiver arrive doucement à nos portes !
    Prenez soin de vous .
    Mille doux bisous du ♥

    L’hiver qui vient

    Blocus sentimental ! Messageries du Levant !…
    Oh, tombée de la pluie ! Oh ! tombée de la nuit,
    Oh ! le vent !…
    La Toussaint, la Noël et la Nouvelle Année,
    Oh, dans les bruines, toutes mes cheminées !…
    D’usines….

    On ne peut plus s’asseoir, tous les bancs sont mouillés ;
    Crois-moi, c’est bien fini jusqu’à l’année prochaine,
    Tant les bancs sont mouillés, tant les bois sont rouillés,
    Et tant les cors ont fait ton ton, ont fait ton taine !…

    Ah, nuées accourues des côtes de la Manche,
    Vous nous avez gâté notre dernier dimanche.

    Il bruine ;
    Dans la forêt mouillée, les toiles d’araignées
    Ploient sous les gouttes d’eau, et c’est leur ruine.

    Soleils plénipotentiaires des travaux en blonds Pactoles
    Des spectacles agricoles,
    Où êtes-vous ensevelis ?
    Ce soir un soleil fichu gît au haut du coteau
    Gît sur le flanc, dans les genêts, sur son manteau,
    Un soleil blanc comme un crachat d’estaminet
    Sur une litière de jaunes genêts
    De jaunes genêts d’automne.
    Et les cors lui sonnent !
    Qu’il revienne….
    Qu’il revienne à lui !
    Taïaut ! Taïaut ! et hallali !
    Ô triste antienne, as-tu fini !…
    Et font les fous !…
    Et il gît là, comme une glande arrachée dans un cou,
    Et il frissonne, sans personne !…

    Allons, allons, et hallali !
    C’est l’Hiver bien connu qui s’amène ;
    Oh ! les tournants des grandes routes,
    Et sans petit Chaperon Rouge qui chemine !…
    Oh ! leurs ornières des chars de l’autre mois,
    Montant en don quichottesques rails
    Vers les patrouilles des nuées en déroute
    Que le vent malmène vers les transatlantiques bercails !…
    Accélérons, accélérons, c’est la saison bien connue, cette fois.

    Et le vent, cette nuit, il en a fait de belles !
    Ô dégâts, ô nids, ô modestes jardinets !
    Mon coeur et mon sommeil : ô échos des cognées !…

    Tous ces rameaux avaient encor leurs feuilles vertes,
    Les sous-bois ne sont plus qu’un fumier de feuilles mortes ;
    Feuilles, folioles, qu’un bon vent vous emporte
    Vers les étangs par ribambelles,
    Ou pour le feu du garde-chasse,
    Ou les sommiers des ambulances
    Pour les soldats loin de la France.

    C’est la saison, c’est la saison, la rouille envahit les masses,
    La rouille ronge en leurs spleens kilométriques
    Les fils télégraphiques des grandes routes où nul ne passe.

    Les cors, les cors, les cors – mélancoliques !…
    Mélancoliques !…
    S’en vont, changeant de ton,
    Changeant de ton et de musique,
    Ton ton, ton taine, ton ton !…
    Les cors, les cors, les cors !…
    S’en sont allés au vent du Nord.

    Je ne puis quitter ce ton : que d’échos !…
    C’est la saison, c’est la saison, adieu vendanges !…
    Voici venir les pluies d’une patience d’ange,
    Adieu vendanges, et adieu tous les paniers,
    Tous les paniers Watteau des bourrées sous les marronniers,
    C’est la toux dans les dortoirs du lycée qui rentre,
    C’est la tisane sans le foyer,
    La phtisie pulmonaire attristant le quartier,
    Et toute la misère des grands centres.

    Mais, lainages, caoutchoucs, pharmacie, rêve,
    Rideaux écartés du haut des balcons des grèves
    Devant l’océan de toitures des faubourgs,
    Lampes, estampes, thé, petits-fours,
    Serez-vous pas mes seules amours !…
    (Oh ! et puis, est-ce que tu connais, outre les pianos,
    Le sobre et vespéral mystère hebdomadaire
    Des statistiques sanitaires
    Dans les journaux ?)

    Non, non ! C’est la saison et la planète falote !
    Que l’autan, que l’autan
    Effiloche les savates que le Temps se tricote !
    C’est la saison, oh déchirements ! c’est la saison !
    Tous les ans, tous les ans,
    J’essaierai en choeur d’en donner la note.

    Jules Laforgue

     

     

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