• ETE 11

    ETE 11


    Far-niente

    Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
    Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
    J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
    Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
    Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
    Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
    Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
    Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
    Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
    Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
    La chenille traînant ses anneaux veloutés,
    La limace baveuse aux sillons argentés,
    Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
    Ensuite je regarde, amusement frivole,
    La lumière brisant dans chacun de mes cils,
    Palissade opposée à ses rayons subtils,
    Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
    En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
    Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
    Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
    Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
    Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.

    Théophile Gautier, Premières Poésies


     

     

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  • ETE 11

    ETE 11

    Bonjour à tous .
    Je vous souhaite un bon weekend .
    Passez aussi une bonne semaine .
    Prenez soin de vous .
    Avec toute mon amitié .
    Bisous du ♥

    ETE 11


    Far-niente

    Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
    Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
    J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
    Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
    Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
    Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
    Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
    Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
    Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
    Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
    La chenille traînant ses anneaux veloutés,
    La limace baveuse aux sillons argentés,
    Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
    Ensuite je regarde, amusement frivole,
    La lumière brisant dans chacun de mes cils,
    Palissade opposée à ses rayons subtils,
    Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
    En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
    Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
    Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
    Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
    Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.

    Théophile Gautier, Premières Poésies


     

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  • ETE 10


    ETE 10


    Été

    Un ciel insignifiant, sans forme ni couleur,
    S’étale chaudement sur les toits de la ville ;
    Je sens se dégager de ses vapeurs fébriles
    Un charme artificiel et des rêves trompeurs.

    J’étouffe sous le poids des tourments de l’été,
    Je m’ennuie au milieu de la foule bruyante,
    Je maudis le soleil, la lumière aveuglante,
    L’agitation, le monde et les festivités.

    Je ne supporte plus ce jour de canicule
    Et tandis que s’amorce un banal crépuscule
    Mélancoliquement je pense et je revois

    Le sentier sinueux qui, à travers les ronces,
    S’aventure se perd et doucement s’enfonce
    Dans la pénombre humide et fraîche des sous-bois.

    Isabelle Callis-Sabot

     

     

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  • ETE 10

    ETE 10


    Bonjour à tous .
    Je vous souhaite un bon weekend .
    Passez aussi une bonne semaine .
    Je suis très peu sur le net
    Mes petits enfants en vacances .
    Prenez soin de vous .
    Avec toute mon amitié .
    Bisous du ♥

    ETE 10


    Été

    Un ciel insignifiant, sans forme ni couleur,
    S’étale chaudement sur les toits de la ville ;
    Je sens se dégager de ses vapeurs fébriles
    Un charme artificiel et des rêves trompeurs.

    J’étouffe sous le poids des tourments de l’été,
    Je m’ennuie au milieu de la foule bruyante,
    Je maudis le soleil, la lumière aveuglante,
    L’agitation, le monde et les festivités.

    Je ne supporte plus ce jour de canicule
    Et tandis que s’amorce un banal crépuscule
    Mélancoliquement je pense et je revois

    Le sentier sinueux qui, à travers les ronces,
    S’aventure se perd et doucement s’enfonce
    Dans la pénombre humide et fraîche des sous-bois.

    Isabelle Callis-Sabot

     

     

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  •  

     

    Chaleur estivale

    Sur la plage le parasol fermé pointe au firmament
    Ma langue savoure les grains de sel sur mes lèvres moites
    Mes pieds s’enfoncent dans le sable chaud
    Le sommeil me guette
    Le rêve m’attend
    Le soleil grandit l’éternité de mes pensées.
    Je répète jusqu’à l’hallucination les vers que tu as écrits pour moi,
    une nuit à côté des étoiles.
    Sous l’astre de l’été
    je revis notre amour : colonne ivre du temple de l’éternité
    Les saisons se succèdent
    Et moi
    je crois encore aux feux d’artifices.

    Sybille Rembard


     

     

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