• PRINTEMPS 13

     

    PRINTEMPS 13

    Élan mystique

    Alors j’avais quinze ans. Au sein des nuits sans voiles,
    Je m’arrêtais pour voir voyager les étoiles
    Et contemplais trembler, à l’horizon lointain,
    Des flots où leur clarté jouait jusqu’au matin.
    Un immense besoin de divine harmonie
    M’entraînait malgré moi vers la sphère infinie,
    Tant il est vrai qu’ici cet autre astre immortel,
    L’âme, gravite aussi vers un centre éternel.

    Mais, tandis-que la nuit marchait au fond des cieux,
    Des pensers me venaient, graves, silencieux,
    D’avenir large et beau, de grande destinée,
    D’amour à naître encor, de mission donnée,
    Vague image, pour moi, pareille aux flots lointains
    De la brume où nageaient mes regards incertains.
    — Aujourd’hui tout est su ; la destinée austère
    N’a plus devant mes yeux d’ombre ni de mystère,
    Et la vie, avant même un lustre révolu,
    Garde à peine un feuillet qui n’ait pas été lu.
    Humble et fragile enfant, cachant en moi ma flamme,
    J’ai tout interrogé dans les choses de l’âme.
    L’amour, d’abord. Jamais, le cœur endolori,
    Je n’ai dit ce beau nom sans en avoir souri.

    Puis j’ai soudé la gloire, autre rêve enchanté,
    Dans l’être d’un moment instinct d’éternité !
    Mais pour moi sur la terre, où l’âme s’est ternie,
    Tout s’imprégnait d’un goût d’amertume infinie.
    Alors, vers le Seigneur me retournant d’effroi,
    Comme un enfant en pleurs, j’osai crier : « Prends-moi !
    Prends-moi, car j’ai besoin, par delà toute chose,
    D’un grand et saint espoir où mon cœur se repose,
    D’une idée où mon âme, à qui l’avenir ment,
    S’enferme et trouve enfin un terme à son tourment. »
    Paris, 1832.

    Louise Ackermann, Premières poésies, 1871

     

     

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  • PRINTEMPS 13

     

    PRINTEMPS 13

     

    Bonjour à tous .
    Je viens vous souhaiter un bon weekend .
    Passez aussi une bonne semaine .
    Avec toute mon amitié .
    Bisous du ♥

    PRINTEMPS 13

    Élan mystique

    Alors j’avais quinze ans. Au sein des nuits sans voiles,
    Je m’arrêtais pour voir voyager les étoiles
    Et contemplais trembler, à l’horizon lointain,
    Des flots où leur clarté jouait jusqu’au matin.
    Un immense besoin de divine harmonie
    M’entraînait malgré moi vers la sphère infinie,
    Tant il est vrai qu’ici cet autre astre immortel,
    L’âme, gravite aussi vers un centre éternel.

    Mais, tandis-que la nuit marchait au fond des cieux,
    Des pensers me venaient, graves, silencieux,
    D’avenir large et beau, de grande destinée,
    D’amour à naître encor, de mission donnée,
    Vague image, pour moi, pareille aux flots lointains
    De la brume où nageaient mes regards incertains.
    — Aujourd’hui tout est su ; la destinée austère
    N’a plus devant mes yeux d’ombre ni de mystère,
    Et la vie, avant même un lustre révolu,
    Garde à peine un feuillet qui n’ait pas été lu.
    Humble et fragile enfant, cachant en moi ma flamme,
    J’ai tout interrogé dans les choses de l’âme.
    L’amour, d’abord. Jamais, le cœur endolori,
    Je n’ai dit ce beau nom sans en avoir souri.

    Puis j’ai soudé la gloire, autre rêve enchanté,
    Dans l’être d’un moment instinct d’éternité !
    Mais pour moi sur la terre, où l’âme s’est ternie,
    Tout s’imprégnait d’un goût d’amertume infinie.
    Alors, vers le Seigneur me retournant d’effroi,
    Comme un enfant en pleurs, j’osai crier : « Prends-moi !
    Prends-moi, car j’ai besoin, par delà toute chose,
    D’un grand et saint espoir où mon cœur se repose,
    D’une idée où mon âme, à qui l’avenir ment,
    S’enferme et trouve enfin un terme à son tourment. »
    Paris, 1832.

    Louise Ackermann, Premières poésies, 1871

     

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  •  

     

    kIT PAPA 1

    Papa
    Si j'avais eu le choix,
    Je n'en aurai pas voulu un autre que toi.
    Chaque jour je remercie le Ciel,
    De t'avoir comme papa.
    Avec ton épée,
    Tu pourfends les méchancetés,
    Avec ton bouclier,
    Des mauvais sorts, tu parviens à nous protéger.
    Comme un roi ou un cavalier,
    Ton coeur, tu laisses parler,
    Pour nous guider vers le bonheur,
    Pour nous inculquer des valeurs.
    Si j'avais eu le choix,
    C'est toi que j'aurai désigné du doigt,
    Toi que j'aurai choisi pour être mon Papa.

     

    Pour toi mon Papa

    Cette lettre est destinée à cet homme que j’aime et qui ne sort de ma pensée. À toi, mon père, l’homme au coeur tendre. Si j’insiste pour que tu saches que pour moi, tu es unique, c’est tout simplement parce que j’estime logique de te rendre le même amour que toi, tu m’as donné au fil de la vie. Je viens vers toi aujourd’hui, car mon coeur explosera si je le garde rien que pour moi. Je viens te dire que je t’aime papa. Depuis ma naissance, tu es à mes cotes, tu m’as bercé, travaillé dur pour me donner à manger, lu les meilleurs livres pour pouvoir bien m’éduquer. N’aie crainte, tu as réussi ! Aujourd’hui, tu peux t’apercevoir que ton oiseau a grandi et que grâce à toi, il n’a plus besoin de son nid. J’ai pris mon envol, mais je veux que tu saches que tu es resté, à la bonne place, soit dans mon cœur.Pour les fois où tu as essuyé mes larmes, pour les fois où tu as soigné mes bobos, où tu m’as câliné tendrement, je te dois des remerciements.Toi mon père aimant. Pour tous les gestes tendres, pour toutes les leçons que tu m’as appris, je te remercie, toi mon père aimant. Pour les sourires que tu m’as offerts, pour les nuits où j’avais peur, pour mes chagrins que tu as transformés en jardin, je te remercie, toi mon père aimant.Chaque fois que je repense aux instants que l’on a partagés, je revois un homme plein d’entrain qui présentait fièrement son bambin. J’ai le souvenir de grimper sur tes genoux avec la certitude que je gagnerai un bisou. Tel un caprice, j’ai demandé à avoir beaucoup d’amour, tu m’as donné ce besoin sans râler à ton tour.Mon père, la vie m’a offert le meilleur père, ceci, j’ai envie de le crier sur tous les toits, mais je préfère te le dire à toi. Mon amour pour toit est inconditionnel, il repose avant tout sur une relation fidèle, qui unit un enfant à son paternel.Si je devais décrire l’amour que j’ai pour toi, en profondeur, j’y passerai une bonne partie du reste de ma vie, mais cela, tu le sais déjà ! Ce bonheur, cet amour, tu le vois dans mes yeux qui brillent lorsque que je te sens prés de moi.



     

     

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  •  

     Pour la fête des papas

    Je viens souhaiter une bonne fêtes à tous les papas,

    que ce jour soit beau et joyeux .

    Mille doux bisous du ♥

    kIT PAPA 1

    Papa
    Si j'avais eu le choix,
    Je n'en aurai pas voulu un autre que toi.
    Chaque jour je remercie le Ciel,
    De t'avoir comme papa.
    Avec ton épée,
    Tu pourfends les méchancetés,
    Avec ton bouclier,
    Des mauvais sorts, tu parviens à nous protéger.
    Comme un roi ou un cavalier,
    Ton coeur, tu laisses parler,
    Pour nous guider vers le bonheur,
    Pour nous inculquer des valeurs.
    Si j'avais eu le choix,
    C'est toi que j'aurai désigné du doigt,
    Toi que j'aurai choisi pour être mon Papa.

     

    Pour toi mon Papa

    Cette lettre est destinée à cet homme que j’aime et qui ne sort de ma pensée. À toi, mon père, l’homme au coeur tendre. Si j’insiste pour que tu saches que pour moi, tu es unique, c’est tout simplement parce que j’estime logique de te rendre le même amour que toi, tu m’as donné au fil de la vie. Je viens vers toi aujourd’hui, car mon coeur explosera si je le garde rien que pour moi. Je viens te dire que je t’aime papa. Depuis ma naissance, tu es à mes cotes, tu m’as bercé, travaillé dur pour me donner à manger, lu les meilleurs livres pour pouvoir bien m’éduquer. N’aie crainte, tu as réussi ! Aujourd’hui, tu peux t’apercevoir que ton oiseau a grandi et que grâce à toi, il n’a plus besoin de son nid. J’ai pris mon envol, mais je veux que tu saches que tu es resté, à la bonne place, soit dans mon cœur.Pour les fois où tu as essuyé mes larmes, pour les fois où tu as soigné mes bobos, où tu m’as câliné tendrement, je te dois des remerciements.Toi mon père aimant. Pour tous les gestes tendres, pour toutes les leçons que tu m’as appris, je te remercie, toi mon père aimant. Pour les sourires que tu m’as offerts, pour les nuits où j’avais peur, pour mes chagrins que tu as transformés en jardin, je te remercie, toi mon père aimant.Chaque fois que je repense aux instants que l’on a partagés, je revois un homme plein d’entrain qui présentait fièrement son bambin. J’ai le souvenir de grimper sur tes genoux avec la certitude que je gagnerai un bisou. Tel un caprice, j’ai demandé à avoir beaucoup d’amour, tu m’as donné ce besoin sans râler à ton tour.Mon père, la vie m’a offert le meilleur père, ceci, j’ai envie de le crier sur tous les toits, mais je préfère te le dire à toi. Mon amour pour toit est inconditionnel, il repose avant tout sur une relation fidèle, qui unit un enfant à son paternel.Si je devais décrire l’amour que j’ai pour toi, en profondeur, j’y passerai une bonne partie du reste de ma vie, mais cela, tu le sais déjà ! Ce bonheur, cet amour, tu le vois dans mes yeux qui brillent lorsque que je te sens prés de moi.



     

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  • PRINTEMPS 12

     

    PRINTEMPS 12

    Les Oiseaux

    Enfants des airs, heureux oiseaux, lyres ailées,
    Qui passez si légers, si libres dans les champs ;
    Hôtes harmonieux des monts et des vallées,
    Qui dépensez vos jours dans la joie et les chants ;

    Poètes qui chantez en tous lieux, à toute heure,
    Ignorant les soucis dont l’homme est agité ;
    Qui, le soir, dans les bois trouvez une demeure,
    Et dans l’air, le matin, trouvez la liberté ;

    Rivaux heureux, rivaux aux chansons éternelles,
    Que je vous porte envie en vous suivant des yeux !
    Quand la terre a blessé vos pieds, ouvrant les ailes,
    Vous pouvez fuir du moins et monter vers les cieux.

    Vous prodiguant les biens dont la nature est pleine,
    Le sort vous livre tout sans lutte et sans combats ;
    Sans suspendre vos chants vous trouvez dans la plaine
    L’eau claire et l’épi mûr que nous n’y trouvons pas.

    Le ciel qui vous sourit est pour nous bien austère ;
    Il a courbé nos jours sous un bien lourd fardeau :
    Pour rafraîchir les fronts que la pensée altère,
    Les rameaux n’ont point d’ombre et les fleurs n’ont point d’eau.

    Chanteurs favorisés, ô voix pleines de charmes !
    Oui ! la terre vous aime, oui ! le sort vous est doux.
    Bénissez donc le ciel, oiseaux, gosiers sans larmes !
    Bénissez-le pour vous et priez-le pour nous !

    Priez Dieu qu’il nous fasse, après les jours contraires,
    Et des cieux plus cléments et des soleils meilleurs ;
    Priez Dieu pour qu’il donne aux poètes, vos frères,
    Un épi dans la plaine et de l’eau dans les fleurs.

    De l’oiseau vous avez, ami, la voix et l’aile ;
    Comme lui vous fuyez la terre pour le ciel.
    A l’idéal en vous le poète est fidèle :
    Vous aimez, vous chantez, cœur d’or, esprit sans fiel.

    Auguste Lacaussade, Poèmes et Paysages, 1897

     

     

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