• Cadeaux de ma LILIMC

    Cadeaux de ma LILIMC

    Cadeaux de ma LILIMC

    Cadeaux de ma LILIMC

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    Cadeaux de ma LILIMC

    Cadeaux de ma LILIMC

    Merci du fond du coeur ma soeurette

    Tu es un amour , bisous ♥

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  •  

    Hiver

    Le ciel pleure ses larmes blanches
    Sur les jours roses trépassés ;
    Et les amours nus et gercés
    Avec leurs ailerons cassés
    Se sauvent, frileux, sous les branches.

    Ils sont finis les soirs tombants,
    Rêvés au bord des cascatelles.
    Les Angéliques, où sont-elles !
    Et leurs âmes de bagatelles,
    Et leurs coeurs noués de rubans ?…

    Le vent dépouille les bocages,
    Les bocages où les amants
    Sans trêve enroulaient leurs serments
    Aux langoureux roucoulements
    Des tourterelles dans les cages.

    Les tourterelles ne sont plus,
    Ni les flûtes, ni les violes
    Qui soupiraient sous les corolles
    Des sons plus doux que des paroles.
    Le long des soirs irrésolus.

    Cette chanson – là-bas – écoute,
    Cette chanson au fond du bois…
    C’est l’adieu du dernier hautbois,
    C’est comme si tout l’autrefois
    Tombait dans l’âme goutte à goutte.

    Satins changeants, cheveux poudrés,
    Mousselines et mandolines,
    O Mirandas ! O Roselines !
    Sous les étoiles cristallines,
    O Songe des soirs bleu-cendrés !

    Comme le vent brutal heurte en passant les portes !
    Toutes, – va ! toutes les bergères sont bien mortes.

    Morte la galante folie,
    Morte la Belle-au-bois-jolie,
    Mortes les fleurs aux chers parfums !

    Et toi, soeur rêveuse et pâlie,
    Monte, monte, ô Mélancolie,
    Lune des ciels roses défunts.

    Albert Samain

     

     

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    6 commentaires
  •  

    Avec toute mon amitié , je vous souhaite
    un bon lundi et une bonne semaine .
    Ici le temps s'est adouci et c'est tant mieux .
    Allé prenez soin de vous et
    mille doux bisous du ♥

    Hiver

    Le ciel pleure ses larmes blanches
    Sur les jours roses trépassés ;
    Et les amours nus et gercés
    Avec leurs ailerons cassés
    Se sauvent, frileux, sous les branches.

    Ils sont finis les soirs tombants,
    Rêvés au bord des cascatelles.
    Les Angéliques, où sont-elles !
    Et leurs âmes de bagatelles,
    Et leurs coeurs noués de rubans ?…

    Le vent dépouille les bocages,
    Les bocages où les amants
    Sans trêve enroulaient leurs serments
    Aux langoureux roucoulements
    Des tourterelles dans les cages.

    Les tourterelles ne sont plus,
    Ni les flûtes, ni les violes
    Qui soupiraient sous les corolles
    Des sons plus doux que des paroles.
    Le long des soirs irrésolus.

    Cette chanson – là-bas – écoute,
    Cette chanson au fond du bois…
    C’est l’adieu du dernier hautbois,
    C’est comme si tout l’autrefois
    Tombait dans l’âme goutte à goutte.

    Satins changeants, cheveux poudrés,
    Mousselines et mandolines,
    O Mirandas ! O Roselines !
    Sous les étoiles cristallines,
    O Songe des soirs bleu-cendrés !

    Comme le vent brutal heurte en passant les portes !
    Toutes, – va ! toutes les bergères sont bien mortes.

    Morte la galante folie,
    Morte la Belle-au-bois-jolie,
    Mortes les fleurs aux chers parfums !

    Et toi, soeur rêveuse et pâlie,
    Monte, monte, ô Mélancolie,
    Lune des ciels roses défunts.

    Albert Samain

     

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  • Hiver

    Non, ce n’est pas l’été, dans le jardin qui brille,
    Où tu t’aimes de vivre, où tu ris, coeur d’enfant !
    Où tu vas demander à quelque jeune fille,
    Son bouquet frais comme elle et que rien ne défend.

    Ce n’est pas aux feux blancs de l’aube qui t’éveille,
    Qui rouvre à ta pensée un lumineux chemin,
    Quand tu crois, aux parfums retrouvés de la veille,
    Saisir déjà l’objet qui t’a dit : » A demain ! «

    Non ! ce n’est pas le jour, sous le soleil d’où tombent
    Les roses, les senteurs, les splendides clartés,
    Les terrestres amours qui naissent et succombent,
    Que tu dois me rêver pleurante à tes côtés :

    C’est l’hiver, c’est le soir, près d’un feu dont la flamme
    Eclaire le passé dans le fond de ton âme.
    Au milieu du sommeil qui plane autour de toi,
    Une forme s’élève ; elle est pâle ; c’est moi ;

    C’est moi qui viens poser mon nom sur ta pensée,
    Sur ton coeur étonné de me revoir encor ;
    Triste, comme on est triste, a-t-on dit, dans la mort,
    A se voir poursuivi par quelque âme blessée,

    Vous chuchotant tout bas ce qu’elle a dû souffrir,
    Qui passe et dit : » C’est vous qui m’avez fait mourir ! «

    Marceline Desbordes


     

     

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  • Bonjour à tous .
    Voici venue le weekend alors
    passez un bon samedi et dimanche , reposez vous et prenez soin de vous .
    Passez une bonne semaine .

    Ici il fait encore bien froid -8° ce matin mais le redoux arrive !
    Bisous du ♥

    Hiver

    Non, ce n’est pas l’été, dans le jardin qui brille,
    Où tu t’aimes de vivre, où tu ris, coeur d’enfant !
    Où tu vas demander à quelque jeune fille,
    Son bouquet frais comme elle et que rien ne défend.

    Ce n’est pas aux feux blancs de l’aube qui t’éveille,
    Qui rouvre à ta pensée un lumineux chemin,
    Quand tu crois, aux parfums retrouvés de la veille,
    Saisir déjà l’objet qui t’a dit : » A demain ! «

    Non ! ce n’est pas le jour, sous le soleil d’où tombent
    Les roses, les senteurs, les splendides clartés,
    Les terrestres amours qui naissent et succombent,
    Que tu dois me rêver pleurante à tes côtés :

    C’est l’hiver, c’est le soir, près d’un feu dont la flamme
    Eclaire le passé dans le fond de ton âme.
    Au milieu du sommeil qui plane autour de toi,
    Une forme s’élève ; elle est pâle ; c’est moi ;

    C’est moi qui viens poser mon nom sur ta pensée,
    Sur ton coeur étonné de me revoir encor ;
    Triste, comme on est triste, a-t-on dit, dans la mort,
    A se voir poursuivi par quelque âme blessée,

    Vous chuchotant tout bas ce qu’elle a dû souffrir,
    Qui passe et dit : » C’est vous qui m’avez fait mourir ! «

    Marceline Desbordes


     

     

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