•      BONNE JUSTICE

    C'est la chaude loi des hommes

    Du raisin ils font du vin

    Du charbon ils font du feu

    Des baisers ils font des hommes

    C’est la dure loi des hommes

    Se garder intact malgré

    Les guerres et la misère

    Malgré les dangers de mort
     
    C’est la douce loi des hommes

    De changer l'eau en lumière

    Le rêve en réalité

    Et les ennemis en frères
     
    Une loi vieille et nouvelle
    Qui va se perfectionnant

    Du fond du cœur de l'enfant

    Jusqu’à la raison suprême
     
    CE POEME DE PAUL ELUARD DU RECUEIL  "POUVOIR TOUT DIRE",  COMMENCE AINSI:
     
    Le tout est de tout dire et je manque de mots

    Et je manque de temps et je manque d’audace

    Je rêve et je décide au hasard mes images

    J’ai mal vécu et mal appris à parler clair

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  • Tristesse

    Une larme qui caresse
    En toute délicatesse
    Le visage et sa détresse
    Croire aux promesses
    Par envie, par faiblesse,
    S'accrocher à l'ivresse
    De la tristesse avec deux S
    La garde se baisse
    Plus de forteresse
    Seule, besoin de tendresse.

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  • Cette nuit j'ai rêvé


    Être allée dans un ciel étoilé
    Pour y rencontrer
    Trois anges de toute beauté.

    Le premier, l'ange de la beauté
    Te fait découvrir ce qui est caché
    Dans des endroits inusités.
    La véritable beauté!

    Le second, ange de bonté
    Garde ton cœur dans la pureté
    L'innocence du nouveau-né
    Et garde l'enfant émerveillé

    Le troisième mais non le dernier
    Te console des malheurs de l'humanité
    Tes larmes seront essuyées
    Ton courage sera renforcé

    Toutes trois, elles puisent pour toi
    Des trésors dignent d'un roi
    Au fond de la mer de ton existence
    Des dons, de tes talents de grande importance

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  •  À LA FÊTE DES IGNAMES

    S'il existe ailleurs

    Un autre monde

    Ancêtres qui m'écoutez

    Invisibles

    Prenez-en compte

    Ma peine

    Ma peine profonde :

    Mes fils, partis à la dérive,

    Connaissent milles misères quotidiennes.

    Leurs cris angoissés de par les mers

    Me parviennent

    M'arrchent le cœur

    M'étourdissent.

    Protègez-les désormais.

    Dites-leur que je les attends

    Avec tous les souvenirs

    Autour de ce nvoufou d'igname

    Auquel je vous supplie de goûter en premiers.

    Dites-leur qu'aucun voyage n'est infructueux

    Que leur mère les espère

    – L'eau lustrale à la main –

    Pour combler l'absence.

    Ce vin de palme que je verse

    Ce nvoufou que je répands

    Sont des produits du patrimoine que vous m'avez légué,

    Acceptez-les.

    À l'écoute de votre message
sur l'aile de l'oiseau voyageur,

    Dès aujourd'hui je demeure.

    Jean-Baptiste Tiémélé

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  • La voix dans la nuit
      
    Un modeste bouquet, violettes de Parme,
    Un hommage au silence après Monteverdi.
    Le chant s’est arrêté, mais l’écho le redit :
    Une offrande, un soupir, le bouquet de nos larmes.
     
    Que revienne le chant dans le fracas des armes,
    Les jurons des soudards, les tueries des bandits,
    Solstice de l’horreur, incendie de midi,
    Plus haut que le vacarme, incantation du charme !
     
    Plus terribles les cris et plus pure la voix.
    Je ne sais quel espoir encore au fond de moi
    Veut donner à la voix l’écho qui la prolonge.
     
    Ce combat dans la nuit n’aura jamais de fin.
    Je n’ai que cette voix, ces fleurs et leur parfum ;
    Ne me réveillez pas, je n’appartiens qu’au songe.
    Le visage de l’ange.

    Jacques Charpentreau

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